L'histoire du BEA

 

Cliquer sur ce lien pour voir le point fait de l'avancement de cette tâche lors de l'assemblée générale du 7 mars 2018

 

Les enquêtes-accidents

 

L'année 2017 marque le soixante dixième anniversaire de la création du Bureau Enquêtes accidents, qui s'appelle désormais Bureau d'enquêtes et d'analyse pour la sécurité de l'aviation civile, mais qui a conservé le sigle BEA .

 

A cette occasion , le GIACRE et le BEA ont entrepris la rédaction d'un livre sur l'histoire de cet organisme dans le cadre de la collection Mémoires de l'aviation civile.

 

Cet ouvrage a deux ambitions :

 

La première est de retracer l'évolution des missions, de l'organisation et du fonctionnement du BEA.

 

A la lecture des premiers rapports d'enquête, on ne peut que constater que la mission première de cet organisme est demeurée inchangée : rechercher les causes des accidents afin de formuler des recommandations dont la mise en œuvre permettrait d’en éviter le renouvellement.

 

Pourtant, le BEA d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui de 1947. Créé sous la forme d'un bureau de l'Inspection générale de l'Aviation Civile, comptant moins de moins de 10 personnes, il est devenu une autorité dont l'indépendance est inscrite dans la loi.

 

Le champ des enquêtes s'est considérablement élargi. La pratique de recourir à une Commission d'enquête pour les accidents graves n'a maintenant plus cours. Les accidents d'aviation légère font dorénavant systématiquement l’objet d'une enquête. Les incidents graves peuvent également donner lieu à un rapport.

 

Les moyens à la disposition des enquêteurs se sont considérablement améliorés. La recherche des épaves en mer a bénéficié du progrès des recherches sous-marines. L'analyse a été grandement facilité par l'acquisition d'équipements.

 

Le nombre d'enquêtes majeures s'est maintenu en dépit l'amélioration considérable de la sécurité du transport aérien. La raison en est la participation du pays constructeur de l'aéronef à l'enquête, combinée avec la montée en puissance d'Airbus sur le marché des avions commerciaux. Mise en œuvre plus récemment, l'association à l'enquête des pays de nationalité des passagers a joué dans le même sens.

 

Le statut du BEA a fortement évolué à la suite d'une directive européenne de 1994 et de la loi de 1999 relative aux enquêtes techniques sur les accidents et les incidents d'aviation civile.  Le BEA est devenu un service à compétence nationale doté d'un budget propre. La coordination avec l'enquête judiciaire a été définie et organisée. La formation des personnels techniques été améliorée et structurée.

 

L'activité s'est diversifiée. Des études de risque sont maintenant effectuées et des informations relatives à la sécurité diffusées à l'attention des pilotes et des exploitants. Les contacts avec les familles des victimes s'est généralisée. Un service de communication a été créé. Les enquêtes effectuées à la demande d’États étrangers se sont accrues.

 

De ce fait, le BEA compte aujourd'hui plus de 100 personnes et dispose d'un budget de 2,4 M €

 

 

La seconde ambition est de rendre compte de la vie professionnelle des agents qui ont travaillé ou ont été en relation de travail avec le BEA, quel qu’ait été leur corps ou leur niveau hiérarchique.

 

A  cette fin, la rédaction de la majorité des chapitres de l'ouvrage sera confiée à des personnes en activité ou retraités du BEA. Le livre comprendra en outre des témoignages sur le BEA et ses membres.

 

L'élaboration de l'ouvrage repose sur :  

- un groupe de travail composé de quatre membres du GIACRE, du responsable de la communication du BEA  et de la cheffe de la mission Mémoires de la DGAC

- un comité stratégique qui comprend l'actuel directeur du BEA et ses prédécesseurs, un enquêteur technique en retraite et d'anciens responsables de directions ou  de services de la DGAC.

 

Le groupe de travail rassemble la documentation, élabore un plan de l'ouvrage, choisit les responsables de la rédaction des différents chapitres, et examine les projets de textes.

Le Comité stratégique arrête la conception de l'ouvrage suggère des piste de réflexions ou des noms de personnes dont la contribution pourrait être utile. Il valide le travail du groupe de travail.

 

Les membres du GIACRE qui ont travaillé au BEA ou ont été en relation de travail avec lui et qui désireraient apporter un témoignage ou faire part de leur expérience peuvent prendre contact avec son rapporteur, Jean-François Grassineau 06-29-58-01-58 jf.grassineau@gmail.com


Les réactions

Avatar Jacques PAGEIX

Je confirme ma (modeste) contribution au recueil de souvenirs sur les enquêtes-accidents (avions, hélicoptères, planeurs, PUL, ULM, ballons et montgolfières, avions de collection etc.) et plus précisément sur les enquêtes dites "de première information" qui ont couvert les périodes 1973-1982 (Auvergne) et 1982-1997 (Région Parisienne). Actuellement 32 pages introductives rédigées, le reste est en cours...
Bien cordialement,
Jacques Pageix  
 

Le 28-04-2019 à 15:46:23

Avatar Jacques PAGEIX

Nous ne devons pas oublier que l'activité du BEA reposait aussi sur un certain nombre d'agents appartenant aux services extérieurs (Districts aéronautiques, aéroports, etc) qui, du fait de leur affectation dans ces services d'exploitation, étaient tenus d'effectuer des enquêtes dites "de première information".
Localement, dans le cadre d'une astreinte organisée et de consignes précises, l'agent intervenait selon une procédure immuable: diffusion du message RSFTA (IGACEM, BEA, etc destinataires), information des autorités concernées, liaison avec le BEA qui désignait un enquêteur pour assister l'agent dans son travail (le BEA se déplaçait s'il l'estimait necessaire et en fonction de la gravité de l'accident) , recherche et préservation de l'épave, éventuellement évacuation de celle-ci, enquête proprement dite conjointement avec la GTA voire la PAF, et parfois VERITAS, prélèvement éventuels de lubrifiant, carburant ou moteur(s) pour expertise par le CEPR de Saclay et, in fine, rédaction du rapport. 
Comme on le voit, l'évocation de ces souvenirs me tient particulièrement à cœur ; elle m'apparaît comme un devoir à rendre à tous ces collègues qui, dans un contexte bien souvent dramatique, furent confrontés aux accidents aériens.
Bien cordialement,
Jacques Pageix    
 

Le 28-04-2019 à 22:50:29

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