Le transport aérien sera-t-il tout automatique en 2050 ?

Alain GARCIA, président de la commission aéronautique civile, ancien vice-président de l’AAE, ancien directeur général technique d’Airbus SAS, présente ce sujet captivant.

 

Bernard Ades a assisté à cette conférence et vous en relate ci-après les grands points. Voir pouver voir l'intégralité de la conférence en cliquant sur ce lien.

 

Il ne s’agit pas d’élucubrations théoriques d’académiciens mais d’études très sérieuses faites auprès des principaux constructeurs, prenant en compte le développement des automatismes dans le transport aérien.

 

En faisant des hypothèses sur l’évolution du coût du baril de pétrole à la hausse, on peut en déduire l’évolution à la hausse tout de même et donc l’abaissement nécessaire du taux d’accident mortel par million de vols, à différencier par région dans le monde pour tenir compte du fait que cette valeur n’est pas uniforme, i.e. dans le monde occidental, il faudrait passer de 0.64 à 0.04.

 

Les évolutions technologiques prévues montrent qu’en 2050, les taux visés seront facilement atteints avec 2 pilotes à bord, par contre avec un seul il faudrait que le pilote soit 200 fois meilleur qu’aujourd’hui ce qui est mission impossible d’où l’idée d’une assistance au sol par des pilotes gérant plusieurs vols avec un système de communications adapté et notamment cyberprotégé, idée d’ailleurs envisagée par la NASA, différents scenarii sont prévus.

 

L’automatisation devra s’accompagner de précautions vis-à-vis du pilote afin d’éviter que celui-ci ne soit confronté à des « arbres de noël » induisant des « effets de falaises intellectuelles » (cf. l’éclatement d’un réacteur sur un A380 de Quantas).

 

Les domaines connexes devront évoluer (l’ATC, les Centres de Coordination Opérationnelle), la formation des personnels réfléchie, la certification des logiciels améliorée.

 

Le rôle de l’Intelligence Artificielle devra être pensé (machine learning versus deep learning).

 

Aujourd’hui, ce sont 61700 pilotes qui devront être formés sur 20 ans, ce qui pose le problème de leur adaptation à une technologie évolutive.


Ajouté le 24/04/2018 par Bernard Ades - 0 réaction Activités des membres

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