La collection mémoire de l'aviation civile s'enrichit d'un nouvel ouvrage qui retrace l'histoire du strip papier.
Cet ouvrage est disponible en lecture électronique (cliquer sur ce lien) dans la collection mémoire de l'aviation civile. Voir aussi la rubrique "salle de lecture".
Il va faire aussi très prochainement l'objet d'un tirage papier. Vous pouvez dès aujourd'hui demander à la mission mémoire que l'ouvrage vous soit envoyé dès sa parution en envoyant un mel (cliquer sur ce lien) en précisant vos coordonnées.

"Le strip permet au contrôleur aérien d’appréhender dans son ensemble la situation opérationnelle qu’il a à gérer, de structurer son schéma de contrôle et d’organiser le séquencement des avions. Le strip lui sert aussi d’aide-mémoire pour tout ce qui a été échangé à la fréquence avec le pilote".
Préface du livre de Maurice GEORGES, directeur des services de la navigation aérienne.
Le strip papier a accompagné, au fil des décennies, le quotidien du contrôleur aérien : sur ce support emblématique, il note toutes les informations utiles du vol. Pour le contrôleur, le strip représente à la fois le reflet de l’image radar de son secteur de contrôle et l’organisation de son travail. Il lui permet d’appréhender dans son ensemble la situation opérationnellequ’il a à gérer, de structurer son schéma de contrôle et d’organiser le séquencement des avions. Le strip lui sert aussi d’aide-mémoire pour tout ce qui a été échangé à la fréquence avec le pilote.
La technologie des avions a continuellement évolué avec des équipements de bord de navigation sophistiqués tandis que le réseau de routes aériennes en Europe se densifiait. Ce nouvel environnement a conduit le contrôleur aérien à adapter sa méthode de travail. C’est ainsi que le strip a considérablement évolué tant dans sa forme que dans son contenu, une évolution qui s’inscrira avec l’automatisation progressive du système de contrôle aérien. Ce sera, en définitive, l’irruption des nouvelles technologies dans le grand public, en particulier le tactile et l’écriture sur écran, qui rendront peu à peu naturelle la perspective d’un strip entièrement électronique dans le monde opérationnel, favorisant l’émergence de nouveaux outils avancés d’aide au contrôle.
Comme toute histoire technique, l’histoire du strip papier au strip électronique, voire stripless, pour le contrôle aérien est faite de visions et d’audaces, autant que d’hésitations et de résistances, d’expérimentations et de prototypes, d’éphémère et de durable, de hasards et de chances, d’écueils comme de succès. Mais la mémoire collective se souvient davantage de la réussite finale que du long processus qui y a conduit !
À l’heure où cet ouvrage de la mission Mémoire de l’aviation civile est publié, le système de contrôle
aérien en France est en pleine mutation. Depuis 2016, deux centres en-route en métropole disposent de nouveaux équipements de dernière génération, en stripping électronique. Pour le contrôleur aérien, cette innovation correspond de nos jours à l’état de l’art, elle est particulièrement bien appréciée. Les trois autres centres en-route seront équipés progressivement. En outre-mer, certains organismes de contrôle de la DSNA travaillent également sans strips.
Je remercie toutes les personnes du groupe de ravail qui, avec passion, ont oeuvré, pendant trois années, à la réalisation de cet ouvrage. Délicieusement illustré et truffé d’anecdotes, ce livre souligne, sous l’angle de ce support de papier, la qualité et la fierté du contrôle aérien français au cours du temps. Il est aussi un encouragement pour écrire une nouvelle page de notre activité en menant à bien la modernisation de nos systèmes techniques et être au rendez-vous du nouvel environnement européen de la navigation aérienne.